Saturday, May 13, 2006

L'hôtel De Brett, à Auckland


C'est donc à l'hôtel De Brett que j'ai passé mes derniers jours à Auckland, le mois dernier...
L’hôtel De Brett est un vieil immeuble, à la façade totalement délabrée (qur la photo il parait propore et joli, mais ce n'est qu'une illusion, un attrape-touristes ! La véritable façade, c'est celle que vous ne voyez pas, dans l'obscurité...). L’intérieur est sombre, pour ne pas dire glauque, et le patron est le type le plus antipathique d’Auckland, sans aucun doute.
Pour aller à De Brett, faut avoir des tripes, j’peux vous l’assurer ! (et surtout rien d’autre que les quelques dollars nécessaires pour payer la chambre). Quand j’y suis allé pour prendre ma chambre, j’étais avec Armand qui m’avais accompagné par curiosité (le mythe De Brett nous intriguait depuis bien longtemps). Il m’a avoué que jamais, ô grand jamais il ne passerait une nuit dans un endroit pareil ! J’en ai passé trois. Là bas, on n’a pas le droit de voir les chambres avant de s’installer. Mais bon, à 10$ la nuit, on ne peut pas faire les difficiles… Ma chambre contenait quatre lits, des lits superposés. Des lits, c’est tout, des lits minuscules et durs comme du fer. Pas de table, pas de chaise, pas d’armoire, une fenêtre à la vitre brisée et une odeur pestilentielle dans la salle de bain (un évier, une douche à l’ancienne, de l’eau froide, de la pisse sur les murs). L'après-midi, en montant dans la chambre, je me suis perdu (l'hôtel De Brett regorge d'escaliers, de portes coupe-feu et d'obscures salles entièrement vides). Dans une cage d'escalier reculée, j'ai vu un type complètement défoncé, qui reprenait "Fake Plastic Trees" de Radiohead avec sa guitare. La première nuit, je n’ai rien compris, j’étais malade comme un chien (trop de mélanges vraisemblablement…) après une soirée un peu folle au Margaritas, je me suis réveillé à 5 heures du mat’, par terre au milieu de la chambre… Je suis remonté sur mon lit superposé, mais ça n’a pas changé grand-chose, je n’ai pas mieux dormi car à De Brett, les volets sont fracassés, et donc on a droit à une agression lumineuse dès le lever de soleil ! Ce jour-là, c'est affreux, je n'ai pas bougé de l'hôtel De Brett. J'ai passé ma journée à vomir dans les chiottes. Le second matin, au réveil, j’ai aperçu une blonde sublime qui sortait de la douche. J’aurais aimé lui parler, mais j’étais trop fracassé. Sur le lit d’en face dormait le type qui venait faire le ménage. Ce jour là non plus, je ne pus dormir guère longtemps ; un Asiatique aux aurores débarqua, il s'installait pour une longue période apparemment. Il a monté ses affaires pendant dix minutes, affaires qui consistaient en 23 sacs en plastique et deux gros cartons. J'ai essayé de lui parler mais il ne comprenait pas un mot d'Anglais. Le troisième matin, j’ai encore aperçu la blonde qui sortait de la douche. C’était 9h55 ; à 10 heures je devais rendre la chambre…
Jey

1 Comments:

At 5:10 PM, Blogger New Zealand said...

tu as oublié de preciser l'argument de vente du dit manager, "a de brett quand on y rentre, on en ressort marié, j'ai vu des centaines de personnes ne se connaissant pas en arrivant et qui se sont marrier en partant tellement ils ont aimé debrett!!!" il est ou le rapport, je me souviens de la gueule qu on a tiré quand il ns a sorti ca...

 

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